La généralisation du principe de cadencement des dessertes ferroviaires tel qu’il est mis en œuvre à
compter de ce mois de décembre, suscite l’exaspération de nombreux usagers qui constatent que les nouveaux horaires ne correspondent en rien à leurs besoins.
Les technocrates de RFF (Réseau Ferré de France) et de la SNCF ont encore frappé !
Il parait utile de rappeler à ceux-ci que la finalité du transport ferroviaire ne consiste pas à simplement faire rouler des trains, car dans ce cas, invitons les à commander un train électrique au Père Noël.
Rappelons que les trains ont d’abord pour mission de transporter les voyageurs en répondant aux besoins de ces derniers.
Le principe du cadencement qui consiste à faire circuler des trains de même nature, pour une même destination dans des intervalles de temps réguliers n’est pas mauvais en soit, mais pour être efficace trois conditions doivent être préalablement réunies.
La première est de disposer d’infrastructures de qualité et le plus homogène possible, ce qui n’est pas le cas en France puisque tous les gouvernements successifs ont refusé de consacrer les efforts nécessaires au simple maintien en état du réseau.
Il aurait donc fallu attendre d’avoir fini de rénover les voies et autres installations fixes avant de mettre en œuvre le cadencement.
La seconde consiste à disposer d’un nombre suffisant de matériel roulant moderne et systématiquement réversible avec constitution d’un parc de rame de réserve pour faire face aux imprévus.
Les contraintes financières imposées aux opérateurs ferroviaires par les responsables politiques UMPS font que cette condition n’est également pas remplie.
La troisième condition consiste à compenser la rigidité du système cadencé (horaires définitivement fixes) par une augmentation significative du nombre de train de manière à éviter les trous d’offres.
En effet, lorsqu’il y a suffisamment de train, la question des horaires se fait moins pressante.
Cette troisième condition n’est pas non plus satisfaite, ni par l’Etat qui impose une réforme au rabais, ni par les régions qui n’ont plus, grâce à Monsieur Sarkozy, les ressources financières nécessaires.
Les Suisses ont mis 20 ans à préparer et à réussir le cadencement de l’ensemble de leur réseau ferroviaire, et dans ce domaine comme dans bien d’autres, ils ne sont pas les plus mauvais.
Si le Front National ne refuse pas le principe du cadencement, il propose d’attendre la fin des travaux de remise en état du réseau, d’accélérer le renouvellement du matériel roulant en généralisant l’acquisition de rames réversibles et de prévoir un véritable processus de concertation avec l’ensemble des usagers du rail.
Lorsque toutes les conditions seront réunies, nous proposerons alors la mise en œuvre progressive d’un cadencement à la française, c'est-à-dire de cadencer en première étape les principaux axes, puis en seconde étape, de traiter les lignes de maillage.
Franck BRIFFAUT
Conseiller aux Transports de Marine Le Pen
Conseiller régional de Picardie
Conseiller municipal de Villers-Cotterêts
Le
Sénat, présidé par le très à gauche Jean-Pierre BEL, vient de rejeter les crédits que le gouvernement UMP proposait pour la mission immigration, asile et intégration, au motif que ces crédits
n'étaient pas suffisants !

