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Monsieur,
Après lecture de votre tribune libre pour le numéro de juin 2012, et comme cela avait déjà été le cas pour la tribune
que vous nous aviez proposée en octobre 2011, je me dois de vous annoncer qu’en tant que directeur de la publication du magazine Villers Infos je ne peux donner l’autorisation de publier
votre texte.
Pour rappel, les textes fondamentaux dont la loi du 29 Juillet 1881 posent la règle selon laquelle tout directeur de
publication a le devoir de veiller au respect des principes fondamentaux.
Il en va ainsi, à titre d’exemples :
- de l’interdiction de diffuser des fausses nouvelles ; des atteintes portées à la vie privée et à la présomption
d’innocence ; d’attaques non objectivement justifiées exercées en défaveur des autorités publiques et des citoyens chargés de mission de service public.
A défaut de respecter ces normes obligatoires tout directeur de publication, comme d’ailleurs tout auteur d’article
diffamatoire ou injurieux est condamné à des sanctions tant pénales que civiles… La publication du jugement peut aussi être judiciairement ordonnée. Ces règles revêtent un caractère
obligatoire.
Sans vouloir évidemment exercer une censure qui serait injustifiée, le projet d’article signé par vos soins et devant
à votre demande être publié au nom du « Groupe Front National », comporte des affirmations fausses et pouvant susciter une réponse, non seulement polémique, comme il est d’usage en
politique, mais aussi pénale en votre défaveur ou du Groupe dans la mesure où il vous aurait mandaté.
Ainsi en est-il en particulier des affirmations toutes subjectives jetant le doute sur l’honnêteté d’un élu et
portant atteinte à son honneur et à sa vie privée :
« …Julien Meimon, adjoint virtuel au maire de Villers-Cotterêts…. » ; « …Au mépris de la démocratie et des règles
protocolaires dont il ignore tout… » ; « …M. Meimon n’a pas réussi à dissimuler son incompétence… »
Sous peine d’être obligé de susciter une procédure notamment pénale, il ne m’est pas possible, tant moralement, qu’en
droit, d’accepter la publication de telles affirmations non justifiées, ni justifiables.
Comme toujours, je me tiens à votre disposition, pour examiner avec vous et votre groupe, le règlement applicable à
donner au problème posé. Je vous propose notamment de nous envoyer au plus tard le mardi 29 mai 2012 un nouveau texte conforme aux exigences citées plus haut.
Dans l’attente, veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Jean-Claude PRUSKI
Maire de Villers-Cotterêts
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